http://editionsbourgblanc.com/content/?id=298 « Le Chat du 28 veut pas mourir , journal d’un reconfiné, 28 octobre – 24 novembre 2020 »

 bonne lecture :
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apologie de la déchéance (pas seulement littéraire), le livre vient d’être mis en place dans (presque) toutes les bonnes librairies; couverture et dessins de Liza Reichenbach.

Lecture épuisante et passionnante de cette chronique sombre et littéraire du reconfinement, un roman rédigé depuis le balcon des applaudissements du premier confinement. L’auteur Ambroise Perrin a pris une attestation de déplacement dérogatoire pour visiter les auteurs des ports de l’angoisse, on croise des gens ordinaires qui se complaisent dans une lâcheté dépressive et meurtrière. Il y aurait une seule jubilation, celle de tuer l’espoir qui empoisonne la déchéance. On se vautre dans cette déchéance au fil des journées du Chat du 28 rue Geiler à Strasbourg. Bonne idée aussi, en deuxième partie du livre, une chronique photos du confinement, fenêtre sur cour, et les textes du blog commencé le 17 mars 2020, observations insolites qui comme le Covid, ne laissent aucune indication de quand elles s’arrêteront. A lire ! Vous adorerez détester ce livre !


Préface

 Le Chat du 28 veut pas mourir 

Poison

Préface

Poison

La suite ? L’auteur de ces lignes pourrait finir dépressif ou meurtrier, mais ce n’est pas si simple. La suite de « Le Chat du 28 prend le Soleil » s’intitule donc « Le Chat du 28 veut pas mourir ». Le prolongement du confinement « Covid-19 » c’est cette 2ème vague, le reconfinement avec cette intraitable mélancolie qui s’empare de nous au souvenir des temps heureux. Oui pas si simple de convoquer les écrivains que l’on copie, sans autorisation dérogatoire, pour reprendre une chronique de confiné, journal du 17 mars au 11 mai et maintenant du 28 octobre au 24 novembre, 2020. 

Quelle année ! Cette mort qui nous hante, nos défunts que l’on voit reposer au creux de la tombe, les insouciances qui sont peut-être criminelles et plus personne au balcon à 20h. Des personnages obscurs ont pris le pouvoir de dicter une brillante vie quotidienne à notre lâcheté. On se console en mijotant notre civisme, l’étendard sanguinolent de notre conscience. Et on fait dorer des bredele dans un four pas trop chaud, nous sommes juste avant Noël, à fêter en faisant de bonnes barrières. 

Que faire ? Questions brûlantes… Reprendre les traits affectueux et ironiques en observant ses voisins n’aurait pas répondu à la lassitude du « ça recommence », avec l’incompréhension anémiée des obligations, une démobilisation flapie et un repli sur soi filou. La peur est devenue apodictique et le vaccin anacréontique. Sortie autorisée dans les dicos, et dans la presse à échos, le président et le poison de la division, la zone grise entre la bêtise et la mort, la police qui tape et le récit qui seul peut terrasser un récit, les complots, l’espérance aléatoire, la détresse effarante des étudiants, la vitale apologie du blasphème, les mortelles barricades pour les livres, les contrôles diffus et la pagaille incontrôlée, les loups dans la steppe de la pauvreté, le désespoir sur le rocher, la tragédie de l’enlisement, l’état d’urgence éméché, le bout du tunnel, le mort qui avait peur de la mort, nous plongeons dans le rouge écarlate des falaises de marbre, si vous voulez qu’on sauve votre mari, Madame, arrêtez de pleurer.

Qu’écrire ? La vie est belle. La science nous sauve. On vit une époque formidable. Les jolies filles de passage que l’on ne reverra plus. Les délires de la fête et le bon vin. La tarte au fromage rue Geiler. 

La résignation ? C’est devenu une forme de l’art. L’armée des ombres va envahir, multicolore, les boutiques des franchisés qui crient famine, et bien dansez maintenant même si les remontes pentes restent fermés. Quand on passe sa vie à trahir, tout ce qui éloigne l’angoisse semble juste et bon. Amen. Ou alors s’appliquer, dans une dernière jubilation, à tuer l’espoir qui empoisonne la déchéance.

Ambroise Perrin

Le 3 mars 2021 

15 € + 6,50€ frais de port http://www.editionsbourgblanc.com virement bancaire, Paypal, carte crédit, chèque, bisous, boulangerie et fleuriste rue Geiler, ou en main propre à Strasbourg avant le couvre-feu.

2 commentaires sur “http://editionsbourgblanc.com/content/?id=298 « Le Chat du 28 veut pas mourir , journal d’un reconfiné, 28 octobre – 24 novembre 2020 »

  1. Jubiler, ne pas tuer l’espoir ! écrire pour garder l’espoir c’est bien ce que fait Ambroise Perrin … très beau texte qui donne envie de lire « le chat du 28 ne veut pas mourir » et peut-être retrouvera-t-il bientôt le soleil !

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