Demain c’est le 11 mai, le chat est parti et c’est fini? Retour sur images d’un confiné (15); après le blog, le livre !

le 11 mai va arriver, c’est comme si on n’avait pas vu le temps passer, qu’est-ce qui va changer ? limitation de sortie à 100 km maximum, pas de groupes de plus de 10 personnes, masques obligatoires mais pas vraiment, ce n’est pas la sortie du confinement mais le début du déconfinement, c’est demain; dernière nuit comme avant un grand voyage…
on fait un peu le bilan, on s’était tellement habitués à nos petits rituels de quartier; on a presque oublié les morts et les soignants «toujours au front», on va changer de vie, retrouver celle qui est « normale », abandonner nos petites joies comme le rendez-vous avec le serveur du restaurant italien qui chaque soir donne magnifiquement du bel canto à la ronde !
on s’était blottis sous la couette, parce que dehors c’était la tempête, comme si le monde d’avant était devenu une abstraction… sortir était devenu un défi, un pied de nez à la réalité du virus. Après le 11 mai, la peur va-t-elle changer ?
se promener par monts et par vaux; au début du confinement il faisait nuit à 18h, aujourd’hui les boutons de roses sont devenus fleurs. Le temps a passé, insupportable pour certains, prodigieux pour d’autres
édition unique du journal local, les DNA sont devenues un lien incontournable avec l’extérieur, avec des pages hallucinantes, les annonces mortuaires sans fin, les nécrologies sujet unique d’un arrondissement, des pages complètes de photos des couturières de masques bénévoles dans chaque village ou des élus du 1er tour des municipales prenant leur fonction
nous apparaitrons en haut des marches pour aller voir ailleurs, nous croiserons les voisins sans devoir nous cacher, le nez dans le coude, et nous ferons de l’humour en disant que quand tout cela sera terminé, nous resterons bien une semaine tranquilles à la maison, sans sortir…
dernières prestations au balcon, les Fourberies de Scapin et l’Arche de Noé, nous nous préparons à cette irruption du « 11mai » comme si la terre était à l’horizon
et voilà, il se lève et s’en va… C’est la fin de ces journées d’observation, juste le temps de saluer tous les riverains autour de la rue Geiler, dans quelques jours le livre sortira de l’imprimerie et sera disponible ici…

Les derniers moments prudents avant ce 11 mai 2020, la fin du confinement ou plus précisément le début du déconfinement; Après, comme le roman de Erich Maria Remarque, l’après n’existe aujourd’hui dans nos conversations uniquement parce que nous avons vécu ensemble une expérience unique; c’est la faute à la fatalité philosophait Charles à la mort de son épouse Madame Bovary. C’est déjà le temps pour nous les confinés, avec nos drames personnels, des malades, des morts, de la petite machine à fabriquer des souvenirs; ce livre « Le chat du 28 prend le soleil, journal d’un confiné, Ambroise Perrin 17 mars – 11 mai 2020 » participera à la transmission de ces moments uniques, deux mois à rester chez soi, le papier ayant pour vocation de dormir dans des bibliothèques pour apparaître dans 5 ans, 10 ou 50 ans. ‘J’ai connu le confinement’ raconterons-nous un soir de vie; des historiens et des sociologues tireront des bilans; les pages du « Chat du 28 de la rue Geiler» sont elles un simple reflet intrépide d’un plaisir littéraire.

LE LIVRE   

Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un ConfinéAmbroise Perrin, 17 mars – 11 mai 2020,   

la vie quotidienne rue Geiler à Strasbourg.       

Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes chronologiques du confinement, 

Avec 48 dessins de Liza Reichenbach, 

Cahier au jour le jour de 64 photos légendées, 

192 pages, 20 x 25 cm, 15 euros.  

le livre sera disponible le 12 juin

contacts livre: editionsbourgblanc@gmail.com et sur le site http://www.editionsbourgblanc.com

http://editionsbourgblanc.com/content/?id=278

fin du « Retour sur images d’un confiné », merci à tous les lecteurs

La sortie à l’horizon, retour sur images d’un confiné (14)

la sortie du confinement est annoncée, avec prudence on évoque un certain horizon…
pour évoquer le 11 mai, date qui pourrait être reportée si nous manquons de civisme nous rappelle t-on avec cynisme, on précise que cela se fera progressivement, par périodes… le président cite Picasso, pas la Renault qui aura 5 milliards de subventions, mais un peintre périodique qui porte le même nom…
le 11 mai c’est dans 15 jours, on a encore le temps de retrouver un vieux compagnon de voyage, qui dormait à la cave. Un bain pour le rucksac, les confinés sont tous des routards
les restaurants relèvent le défi, les cuisiniers proposent des plats à emporter… A la radio les Grands Chefs nous donnent leurs recettes, une autre façon de s’évader
les voisins poètes posent leur prose à la boulangerie, inspirés par les géraniums de la convivialité, l’Alsace est belle et partagée, on remonte chez soi avec la baguette et la feuille imprimée
l’horizon de la cour arrière est devenu très familier, le moindre bruit fait sursauter, on se répète que cette enchanteresse torpeur ne va pas durer
alors on laisse le temps passer, quelques jours encore à se berlurer
en rire ou en s’offusquer? Ce ne sont plus des calembredaines ou des fadaises: qu’un président propose de boire de la javel pour se soigner laisse incrédule le monde entier
l’isolement pour les personnes âgées est une douleur comme la peur d’être contaminé, on leur promet alors des tablettes (numériques) pour communiquer avec leurs proches. On promet aussi 50 euros pour réparer son vélo (mesure vite oubliée), on promet d’être bien isolé dans le train (seule place de libre 754 euros Strasbourg-Bruxelles après le 11 mai), on promet des lendemains qui chantent

L’heure de la sortie, c’est le meilleur moment des confinés, on ne chante pas encore mais on y pense pour nous. Pour ne pas être accusées d’imprévoyance les autorités nous parlent d’horizons et de périodes roses et bleues, et de fourniture numérique dans les Ehpad. Les confinés attendent, les semaines en cette fin avril se ressemblent, vente resto à emporter, barbe à raser, poésie alsacienne à partager. Un spécialiste de l’horreur à Hollywood fait son film, on y boit de l’eau de javel pour se soigner…

LE LIVRE   

Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un ConfinéAmbroise Perrin, 17 mars – 11 mai 2020,   

la vie quotidienne rue Geiler à Strasbourg.       

Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes chronologiques du confinement, 

Avec 48 dessins de Liza Reichenbach, 

Cahier au jour le jour de 64 photos légendées, 

192 pages, 20 x 25 cm, 15 euros.  

le livre sera disponible le 12 juin

contacts livre: editionsbourgblanc@gmail.com et sur le site http://www.editionsbourgblanc.com

http://editionsbourgblanc.com/content/?id=278

L’étourdissement si plaisant des paysages et du confinement, retour sur images d’un confiné (13)

la contrainte est un confortable cocon, une demi-heure pour acheter une baguette est devenu un plaisir. Le boulanger, les vendeurs sont devenus des amis. La tarte au fromage de la rue Geiler est la meilleure au monde. Il y a comme un enivrement aux rituels de docilité, peut-être parce que l’on sait qu’un jour cela s’arrêtera.
les distances sociales, les gestes barrières… de petits croix dans la tête et un petit soldat dans les jambes, on se conforme entre voisins responsables aux nouvelles règles: le virus est invisible, notre soumission doit, elle, être flagrante
on dit que les ventes par correspondance, à emporter, en ligne, par internet sont l’avenir confiné du consommateur frustré que nous sommes censés être devenus. Même les administrations aux normes incontournables réussissent en deux temps trois mouvements à modifier leurs règles aporétiques
mais toutes les méfiances sont de mises, et la polémique sur la fourniture et la qualité des masques n’en finit pas. En provenance d’usines chinoises, d’ateliers de mode reconvertis au tissu filtrant ou encore de clubs de couturières bénévoles, sont-ils efficaces pour se protéger du virus ?
munis de la fameuse attestation de déplacement dérogatoire, les automobilistes aux «tâches essentielles de la nation» traversent le temps, les routes et les règlements, des exploits parfois enregistrés par les forces de l’ordre: 232km/h sobrement relatés par les Dernières Nouvelles d’Alsace. Et le bolide confisqué.
et ailleurs ça se passe comment ? solidaire l’Europe ? Aux USA, la presse nous raconte comment la démagogie l’emporte sur la responsabilité de faire face à la pandémie… on apprend tout cela goguenards et effarés
alors dans notre bonne rue Geiler avec nos sympathiques voisins on se recroqueville dans nos petites connivences qui brillent au soleil
et on lève les yeux vers tous ces balcons voisins et on se dit qu’il y a tellement de belles choses ici ou ailleurs que le virus ne peut nous entraîner dans les méandres de la désespérance; applaudissements à 20h toujours chaque soir pour les soignants, puis petits exposés littéraires ou artistiques aux thèmes confinés et insolites
par exemple l’évocation de Jean-Baptiste Corot, ce peintre qui refusait de rester confiné dans un atelier pour chercher «l’infaillible rigueur d’harmonie» de paysages idylliques… c’était au début du XIXème siècle

Avril file… mais le 11 mai nous met dans l’idée que l’on peut être rassuré. Quel est ce sentiment qui murmure que nous nous habituons à notre confinement ? Nous sommes enfermés chez nous, chacun dans une bulle. La vie du dehors s’insinue de plus en plus dans nos petites règles personnelles et confuses. Les informations nous parlent de chauffards stupides comme avant et d’Américains invraisemblablement hallucinants de bêtise. Du haut de nos balcons, nous scrutons les beautés de la vie culturelle: un livre n’est-il pas le lieu du confinement de l’Art avec la promesse d’éclater, les pages ouvertes, comme une orange trop mûre lancée sur un mur blanc ?

LE LIVRE   

Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné    17 mars – 11 mai 2020   

rue Geiler à Strasbourg   –     Ambroise Perrin  –    Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 48 dessins de Liza Reichenbach, Cahier au jour le jour de 64 photos légendées, 

192 pages, 20 x 25 cm, 15 euros,  le livre sera disponible le 12 juin

contacts livre: editionsbourgblanc@gmail.com et sur le site http://www.editionsbourgblanc.com.

http://editionsbourgblanc.com/content/?id=278

Rimbaud pour fuir, la nature pour rêver, retour sur images d’un confiné (12)

cliquez sur le titre en bleu, et sur ‘suivre’… / la lassitude, à la mi-avril, se mesure au désintérêt pour les vidéos rigolotes, aux ricanements pour les cours de gymnastique en salon, à la radio que l’on éteint à l’heure de la recette facile et si bonne. La vraie vie est ailleurs, on te suit, Rimbaud !
la radio et les quotidiens ne savent plus quoi décrire, tant de belles histoires dans ce contexte de malheur, alors on appelle à la rescousse les psychologues qui nous parlent de nos angoisses comme pour nous distraire
bien sûr il y a les voisins, et nos petits jardins, notre vie publique et notre vie privée, et notre jardin secret
comment te dire adieu ? sous aucun prétexte on ne veut avoir de réflexes malheureux, dehors c’est le désert, et peut-être ce sera le Sahara sous peu
un intrigant visiteur dans la jardinière du balcon, Eole emportera les aigrettes, cent nuages mouvants sous le souffle des vents, et nous confinés on rêve d’être emportés
et si l’on fait trois pas, on le voit, la nature a repris ses droits
Van Gogh au jardin
et si l’on observe bien, les roses de ma grand-mère sont aussi jaunes que mon grand-père qui était asiatique
on peut vivre sans, mais on vit tellement mieux avec le théâtre, le cinéma, la littérature

Cela fait plus d’un mois que l’on vit avec un bout de papier dérogatoire. Dehors et avant sont des concepts abstraits, il reste la poésie, la vraie vie est ailleurs, Rimbaud. La nature que l’on observe de son balcon nous mène au loin. Un intrus dans les géraniums, un pissenlit pour qui on guette l’anémochorie fatale

LE LIVRE   

Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné    17 mars – 11 mai 2020   

rue Geiler à Strasbourg   –     Ambroise Perrin  –    Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 48 dessins de Liza Reichenbach, Cahier au jour le jour de 64 photos légendées, 

192 pages, 20 x 25 cm, 15 euros,  publication le 12 juin probablement

contacts livre: editionsbourgblanc@gmail.com

Tenir jusqu’au 11 mai et Education sentimentale, retour sur images d’un confiné (11)

si on a de la chance, ce sera le 11 mai, le début de la fin du confinement
36,7 millions de spectateurs ce 13 avril 2020 pour écouter le président annoncer que le confinement est maintenu jusqu’au moins le 11 mai prochain; Emmanuel Macron bat de presque du double le record d’audience de la finale du Mondial de football. Bientôt le lilas sera fané. Et si cela durait une année?
des chiffres et des êtres
la presse participe à un énorme travail d’introspection. Il y a ceux qui trouvent le temps long, ceux qui se réjouissent de toutes ces occasions, et les malins qui trichent avec des excuses bidons. Le texte change pour les dérogations
Il voyagea. Il connut la mélancolie des paquebots, les froids réveils sous la tente, l’étourdissement des paysages et des ruines, l’amertume des sympathies interrompues. Il revint. Flaubert, l’Education sentimentale
on s’organise avec souvent une grande convivialité, comme pour faire la queue pendant une demi-heure, en respectant le mètre ‘barrière sociale’ de distance pour acheter à manger. Seuls 4 clients à la fois peuvent entrer au Carrefour City rue Geiler, où un parcours au sol est fléché.
nourriture indispensable, la presse, rituel d’achat extrêmement organisé à l’approvionnement et horaires compliqués; et la marchande de journaux est une commerçante tellement sympathique!
Vol au-dessus d’un nid de confinés, rue Geiler. La date du 11 mai a maintenant l’aura et la notoriété d’un 14 juillet

Le 13 avril 2020 le président nous dit que cela sera le 11 mai. Il faut rester strictement confiné jusqu’au 11 mai, après on verra. On fait la queue pour acheter à manger, des producteurs ‘bio’ improvisent des paniers masqués. Seule sortie quotidienne, c’est pour les journaux. Parfois un jogging en restant dans les rues à côté.

LE LIVRE   
Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné    17 mars – 11 mai 2020   
rue Geiler à Strasbourg   –     Ambroise Perrin  –    Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 48 dessins de Liza Reichenbach, Cahier au jour le jour de 64 photos légendées, 
192 pages, 20 x 25 cm, 15 euros,  publication début juin
contacts livre: editionsbourgblanc@gmail.com

Peine peur et pleine lune, retour sur images d’un confiné (10)

abonné au blog pour voir dessins et photos cliquez sur le titre, en bleu; lecteurs cliquez sur suivre. / le beau temps de ce début de mois d’avril; polémiques sur les achats en ligne de produits de nécessité
un entrepot frigorifique à Rungis est réquisitionné pour entreposer les cadavres, le nombre de cas positifs double tous les trois ou quatre jours, l’Alsace est rouge
au sommet de la bataille, le premier ministre. Courbe rouge. La France a peur
télétravail, situations parfois cocasses, le linge sale et la vaisselle, les gamins réclamant un câlin, le boss dans votre salon
et pour certains, le magnifique ennui qui nous sclérose…
on observe la rue, ce voisin lave son inutile bolide mal garé, cette dame sort cinq fois son chien pisser
tout ce qui est intime est beau

on se succède rue Geiler pour prendre en photo cette chère amie la pleine lune tout nue et sans rideau

Tous les clichés passent, temps perdu, infini, retrouvé. Le 7 avril, trois semaines déjà de confinement, c’est la pleine lune. Seuls les produits de stricte nécessité sont autorisés. Le premier ministre égrène les mauvaises nouvelles, les lignes sont rouges, danger, le télétravail est en short, plage.

LE LIVRE   

Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné    17 mars – 11 mai 2020   

rue Geiler à Strasbourg   –     Ambroise Perrin  –    Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 48 dessins de Liza Reichenbach, Cahier au jour le jour de 64 photos légendées, 

192 pages, 20 x 25 cm, 15 euros,  publication début juin

contacts livre: editionsbourgblanc@gmail.com

Mulhouse et cercueils, retour sur images d’un confiné (9)

Mulhouse 25 mars 2020, le Président face à la tente; l’hôpital militaire absorbe les malades de l’hôpital civil qui déborde; Emmanuel Macron se réfère aux scientifiques pour expliquer des choix drastiques
malheureux vocable, « récompenser » par une prime les blouses blanches; les soignants expliquent répondre aux valeurs humaines et à l’éthique qui animent leurs professions; et cela fait des années qu’ils réclament de vrais moyens matériels pour le faire dignement en répondant à tous les besoins des malades
alors ce week-end ensoleillé on part …
… faire du camping dans son salon !
il fait jour maintenant lorsque l’on applaudit chaque soir à 20h…
… et à 20h03, le balcon sert de tribune pour des échanges littéraires avec les voisins !
côté cour, 80 minutes de soleil chaque jour à midi; le rythme de confiné est hypnotisant

LE LIVRE   

Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné    17 mars – 11 mai 2020   –   

rue Geiler à Strasbourg   –     Ambroise Perrin  –    Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 48 dessins de Liza Reichenbach, Cahier au jour le jour de 64 photos légendées, 

192 pages, 20 x 25 cm, 15 euros,  publication début juin

contacts livre: editionsbourgblanc@gmail.com

Pour la première fois le 25 mars on voit le président porter un masque. Il visite l’hôpital militaire de campagne monté à Mulhouse. La chloroquine-miracle force toutes les interrogations. Discours en direct devant la tente. L’attente est grande. On part en week-end dans son salon. On guette le soleil.

le livre sort de l’imprimerie dans moins d’une semaine…

Le masque et le cap, retour sur images d’un confiné (8)

on additionne, on compare, on n’a pas les chiffres des Ehpad et on ne compte pas les morts à domicile mais chaque soir le chiffre précis des morts est donné comme si cela allait rassurer
plus on apprend plus on ne sait rien, les gens sont fous les temps sont flous, et la ministre dit que les masques ça ne sert à rien puisqu’elle même ne sait pas le mettre c’est évident non ? On nous cache tout, on nous dit rien
couturiers, couturières, aux armes les machines à coudre ! On trouve des vertus à tous les tissus, on arrache les élastiques des dossiers cartonnés, on distribue les masques fait main à tous, aux infirmières et aux pompiers
sur des aéroports en Chine des gangsters américains font des hold up de masques, les commandes des institutions sont réquisitionnées par les autorités imprévoyantes, il reste ceux fait maison qu’on ébouillante pour les désinfecter
on respecte les gestes barrières pour déposer quelques fruits et légumes sur la palier
la date, l’heure et la température, c’est la boussole pour toute la rue, l’enseigne lumineuse du pressing, et quand elle sera en panne une dizaine de jours, la rue Geiler sera orpheline
l’inquiétude est diffuse mais la peur est réelle, les rues sont toujours vides et sortir pour acheter un produit de nécessité juste pour manger mêle la jubilation à la culpabilité
la capacité à s’adapter aux circonstances est remarquable… on ne se souvient déjà plus comment c’était avant

LE LIVRE   

Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné    17 mars – 11 mai 2020   –   

rue Geiler à Strasbourg   –     Ambroise Perrin  –    Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 48 dessins de Liza Reichenbach, Cahier au jour le jour de 64 photos légendées,  

192 pages, 20 x 25 cm, 15 euros,  publication début juin

contacts livre: editionsbourgblanc@gmail.com

Déjà la troisième semaine de mars, les chiffres volent en escadrilles, personne ne sait qui compte, les morts se concurrencent d’un pays l’autre, bagatelles pour une pandémie. La ministre qui ne sait pas mettre un masque dit qu’il ne sert à rien. Les confinés moins béotiens font de la couture et improvisent la désinfection. Le flou des instructions laisse tous pantois, on est tous bloqués chez soi, rumeurs et complots sont rois.

Les soignants et la solitude des gens, retour sur images d’un confiné (7)

le silence de la ville, la partition des oiseaux, nous découvrons la beauté du rien

LE LIVRE   

Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné    17 mars – 11 mai 2020   –   

rue Geiler à Strasbourg   –     Ambroise Perrin  –    Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 48 dessins de Liza Reichenbach, Cahier au jour le jour de 64 photos légendées,  

192 pages, 20 x 25 cm, 15 euros,  publication début juin

sauter dans l’avion pour une semaine au soleil…
manquer le rituel de 20h ? de quel fer forgé sont faits les blocs opératoires ?
les ombres surplombent nos vies quotidiennes
alors on est généreux…
mais à la pharmacie il n’y a rien
les autres sont là, les réseaux sociaux nous envahissent

c’est la routine, on rêve d’aller au bout du monde et on est tout seul dans son appartement, envahi par des centaines de messages et de clips vidéos; chaque soir, il y a le 20h, pour les soignants, tandis qu’à la pharmacie il n’y a ni gel ni masques. Comme dans un film sur la fin du monde, on entend au loin un ténor défier l’isolement

contact: editionsbourgblanc@gmail.com

Barbu, et rue vide, retour sur images d’un confiné (6)

confinement jour 8
les rues sont vides, le chat du 28 se prélasse au soleil, à l’angle des rues Geiler et Wimpheling
c’est le Désert des Tartares, nous cherchons du regard, à l’horizon du désert, le virus envahisseur; au balcon le commandant Drogo de Dino Buzzati
alors nous lisons, les rues vides sont étrangement belles, les heures reviennent comme de belles gazelles, Gérard de Nerval, l’éternel recommencement, La Treizième revient… C’est encor la première; Et c’est toujours la seule, ou c’est le seul moment.
jogging matinal…
internet bruisse de folles rumeurs…
les voisins sont maintenant de chers voisins

LE LIVRE   
Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné    17 mars – 11 mai 2020   –   
rue Geiler à Strasbourg   –     Ambroise Perrin  –    Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 48 dessins de Liza Reichenbach, Cahier au jour le jour de 64 photos légendées,  
192 pages, 20 x 25 cm, 15 euros,  publication début juin

on s’installe dans le confinement et la routine est parfois enivrante, la paresse une jubilation, et on ne se l’avoue guère. Personne dans la rue Geiler, seul le chat est au soleil. On attend, comme le commandant Drogo du roman de Dino Buzzati.

pour le livre, contact: editionsbourgblanc@gmail.com

La guerre et la banderole, retour sur images d’un confiné (5)

la guerre, ce n’était pas les générations d’avant ?
dimanche dernier, 1er tour des élections municipales, ici à Wissembourg, tous ensemble pour écouter la proclamation des résultats
nous sommes le peuple !
les barrières… bises allégoriques, rien d’euphorique, rien d’excentrique
miroir, miroir en bois d’ébène, dis-moi que je suis la plus belle ! – en cherchant à la ronde, dans tout le vaste monde, on ne trouve pas plus belle que toi !

LE LIVRE   

Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné    17 mars – 11 mai 2020   

rue Geiler à Strasbourg   –     Ambroise Perrin  –    Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 48 dessins de Liza Reichenbach, Cahier au jour le jour de 64 photos légendées,  

192 pages, 20 x 25 cm, 15 euros,  publication début juin

Les mots ‘la guerre’ résonnent dans la mémoire des Strasbourgeois comme le bruit de l’oeuf dur cassé sur un comptoir d’étain, la Première avec l’Empereur, la Deuxième chez les nazis. Le 17 janvier 1995 Mitterrand fustigea le nationalisme au Parlement européen: « c’est la guerre ». Macron a persévéré, six fois il a répété, « nous sommes en guerre ». Le dimanche d’avant, pour le 1er tour des municipales, « nous étions en chimère »

contact: editionsbourgblanc@gmail.com

Héros et journaux, retour sur image d’un confiné (4)

« Le 20 h », c’est applaudissements au balcon, l’écran cathodique du pressing de la rue Geiler

c’est l’heure de la connivence solennelle

le rituel pour feindre d’oublier l’angoisse
même pas peur…


seule sortie, pour la marchande de journaux (la plus sympa du quartier), avec l’attestation de déplacement dérogatoire dûment remplie et signée. On a le droit?

rue Geiler à Strasbourg   –     Ambroise Perrin  –    Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 48 dessins de Liza Reichenbach, Cahier au jour le jour de 64 photos légendées,  

192 pages, 20 x 25 cm, 15 euros,  publication début juin

contact: editionsbourgblanc@gmail.com

Il est 20h, il fait nuit sur nos balcons et nous applaudissons les soignants plongés dans la nuit du virus, héros en blouse blanche à qui l’on refusait il y a quelques mois l’aumône de l’achat de matériel médical. Quelques arrogants « n’ont pas peur du Covid » et bravent l’interdiction de sortir. Nous achetons les journaux parce qu’il serait impossible de vivre sans.

contacts livre: editionsbourgblanc@gmail.com

Films classiques et ménage, retour sur images d’un confiné (3)

fenêtre sur cour

LE LIVRE  Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné,   17 mars – 11 mai 2020   –   rue Geiler à Strasbourg   –     Ambroise Perrin  –    Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 48 dessins de Liza Reichenbach, Cahier au jour le jour de 64 photos légendées   192 pages, 20 x 25 cm   –   15 euros,  publication début juin

contact: editionsbourgblanc@gmail.com

Strasbourg rue Geiler, Rome ville ouverte
le bout de l’univers, RESTEZ CHEZ VOUS !
exaltation des tâches ménagères
petits gestes confinés et névrotiques, remplir la bouteille d’eau et verser jusqu’à l’inondation

20 mars, on revisite les grands films classiques, on fait le ménage, on attend de savoir, on reste chez soi

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Guerre et oiseaux, retour sur images d’un confiné (2)

17 mars 2020. Nous sommes en guerre

LE LIVRE  Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné,   17 mars -11 mai 2020   –   rue Geiler à Strasbourg   –     Ambroise Perrin  –   Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 48 dessins de Liza Reichenbach, Cahier au jour le jour de 64 photos légendées,  192 pages, 20 x 25 cm,  –  15 euros,  publication début juin

contact: editionsbourgblanc@gmail.com

Nous sommes en guerre, bis
dedans

dehors
solidarité européenne, les hôpitaux allemands accueilleront des malades alsaciens
je te chanterai tous les cui cui tous les soleils, toutes les choses qui t’émerveillent

Nous sommes en guerre répète le président. Nous devenons ‘accros’ aux informations, et déjà confinés, nous rêvons du ‘dehors’. Les rues en ville sont désertes, les oiseaux nous narguent sur les toits

contact livre: editionsbourgblanc@gmail.com

Pénurie de pâtes et allocution du président, retour sur images d’un confiné (1)

les caddies sont pleins, on coffre les nouilles et le PQ, on se prépare à ‘plus rien’

LE LIVRE Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné,  17 mars -11 mai 2020  –  rue Geiler à Strasbourg  –   Ambroise Perrin –  Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 48 dessins de Liza Reichenbach, Cahier au jour le jour de 64 photos légendées,  192 pages, 20 x 25 cm, contact :   editionsbourgblanc@gmail.com  –  15 euros,  publication début juin
on ferme… pour 15 jours ?
l’angle de la rue Geiler et de la rue Wimpheling
un nouveau mode de vie, la vie devant soi, la vie chez soi
Ce sont nos meilleurs amis, ils nous attendent, sur leurs rayons, rayonnants
C’est la course pour le papier toilette et les pâtes. Le lendemain, 17 mars 2020, le président annonce la fermeture des écoles. Pour une durée de 15 jours ? Chacun doit rester chez soi. Au milieu de la rue Geiler le chat se prélasse au soleil. Allons-nous plonger dans l’ennui ?

contact livre: editionsbourgblanc@gmail.com

Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné, 59 épisodes, 48 dessins, 64 photos, publication début juin

Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un Confiné

17 mars -11 mai 2020 rue Geiler à Strasbourg

Ambroise Perrin

Plus de 500 apostilles et notules en 59 épisodes, 

48 dessins de Liza Reichenbach, 

Cahier au jour le jour de 64 photos légendées

192 pages, 20 x 25 cm     editionsbourgblanc@gmail.com

15 euros, publication début juin

Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un confiné, le livre

Le Chat du 28 prend le Soleil, Journal d’un confiné

parution début juin 2020

PHOTOS couverture et 4è de couverture

Le Chat, lui, dormait tranquille au milieu du carrefour désert.

Pendant le confinement du 17 mars au 11 mai 2020 les habitants de la rue Geiler à Strasbourg ont eu peur, ils ont ri, sont allés prudemment à la boulangerie et ont applaudi au balcon.

Ce journal d’un confiné rassemble en 59 épisodes de brèves observations à l’écoute des voisins avec parfois de petits détours humoristiques, persifleurs et littéraires ; des centaines de toutes petites histoires entre les ambulances de la clinique de l’Orangerie et à l’autre bout de la rue les 50 mètres de queue pour entrer dans la supérette. Reflets de la vie quotidienne de millions de confinés.

Ambroise Perrin, journaliste, a fait sa carrière à la télévision et dans les institutions européennes.

Avec 48 dessins originaux de Liza Reichenbach

Préface

Le balcon du confiné remplace le théâtre et les promenades

Georges est mort 10 jours après avoir été hospitalisé, dès le début du confinement. Il n’est jamais sorti du coma artificiel qui aurait pu le sauver du coronavirus. Avant le 17 mars, il avait envoyé des mails de consignes à tous ses amis, soyez prudents, lavez vous les mains, mouchez vous dans le coude. Nous pensions qu’au bout de 10 jours, tout serait fini. Que l’épidémie serait finie. Et puis le Président nous a dit que nous étions en guerre, et ce soir là il a réuni le double des spectateurs du Mondial de football. Nous devions rester chez nous, et quel qu’en soit le coût, tout arrêter. C’était donc le moment de prendre des notes, de raconter ces « riens » vus de l’appartement rue Geiler à Strasbourg à l’écoute de la radio. Oui on ne sait rien disaient les honnêtes gens, ce qui permit des flots de rumeurs. Les évidences nous aveuglaient, et nous vivions dans un flou comminatoire. Mes notes sont devenus « Journal » sur le site internet se voulant persifleur AFP Ambroise-Fiction-Presse, la fiction antidote des fakenews, littérature de l’actualité.

Et puis enfin une date, la date du 11 mai. Le 11 mai devint ce jour là 13 avril notre espérance, depuis plus de cinq semaines nous attendions cet heureux temps. Le 11 mai acquit une notoriété dépassant celle d’un 14 juillet.

Les amis des amis ont fait part de leurs morts, et dans les familles aussi, les angoisses rythmaient les jours. On riait de bon cœur aux vidéos rigolotes, on faisait du sport au salon et on inventait des recettes de cuisine, on rangeait des photos, on lisait, on écrivait. On restait cloîtré en remplissant prudemment des attestations dérogatoires de sortie pour l’épicerie et les journaux, on ne savait toujours pas grand chose, les tests, les masques, les héros en blouse blanche, les profs internet, les caissières casquées, les couturières solidaires et les avions ambulances militaires. Et les applaudissements de 20h suivis de mini concerts et de petites conférences littéraires au balcon.

La menace d’une reprise de l’épidémie nous force encore à observer scrupuleusement les mesures sanitaires, mais une semaine après le 11 mai la petite machine à fabriquer les souvenirs  bouscule notre mémoire et c’est déjà loin le confinement. Raconter au jour le jour ce que l’on peut voir d’une fenêtre sur cour est forcément un jeu de piste entre les impressions et l’imagination, rien de sociologique ni même journalistique. Juste le plaisir d’écrire. Comme pour le virus, cela a commencé sans savoir comment cela allait finir. En voici les 59 épisodes.

Ambroise Perrin

editionsbourgblanc@gmail.com

Le bout du monde au coin de la rue, vive les voisins, Journal déconfiné (59) -ambroise perrin

https://afp-ambroise-fiction-presse.com/2020/03/19/journal-dun-confine-mardi-17-mars-2020-midi-ca-commence/

Ambroise Perrin, lundi 11 mai, suite… et fin

  • il pleut tant mieux, tout le monde ne sera pas dehors en même temps

 

  • tout drôle, première sortie sans attestation (tiens, jamais été contrôlé)

 

  • hausse record des ventes de tests de grossesse fin avril et les marchés, la pêche, les libraires, les dealers, l’école, l’usine de pièces de voiture, les bus, une esplanade, la SPA, les jardinières, les rayons vins des supermarchés, le chantier RN4, le tiercé à Vichy, au fil ordonné des pages des DNA inventaire de ce qui ouvre sous le titre incrédule de ‘Libération sous conditions’

 

  • nous avons encore applaudi à 20h les soignants rue Geiler, une dame du quartier vient d’être hospitalisée ; nous allons cesser de nous raconter les films et les romans de la littérature du confinement, et ce soir un dernier balcon pour voyager au loin et lire Marco Polo, Pierre Loti ou Isabelle Eberhardt, On the road, Kerouac !

 

  • c’est donc la dernière histoire de ce journal désormais déconfiné, on a imaginé le bout du monde parfois paresseusement mais confortablement cloîtrés dans nos appartements angoissés, c’est peut-être un rêve de voyage pour nous vacanciers cet été forcément frustrés, d’aller si loin découvrir des paysages et des gens tellement différents, le roman qui consiste à faire quelques pas jusqu’au bout du couloir, là où trône la machine à café, et de passer du temps à bavarder, à écouter, à raconter les chimères, les mythes, et nos envies de partir, juste là à 10 mètres de sa porte, un petit café pour rencontrer ses voisins

 

  • merci les voisins d’avoir lu ce Journal, je me suis permis de vous applaudir en claquant du bout des doigts ces quelques mots pas trop sournois

F I N ? (dans la vie, encore tant de choses à admirer), Journal d’un confiné (58) -ambroise perrin

https://afp-ambroise-fiction-presse.com/2020/03/19/journal-dun-confine-mardi-17-mars-2020-midi-ca-commence/

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Ambroise Perrin, dimanche 10 mai, suite…

  • Au café, la bière a toujours un autre goût qu’à la maison ; elle aura le goût de l’humanité retrouvée

 

  • Tête à tête à table tellement ritualisé, avec ou sans radio, avec ou sans parler, demain terminé ?

 

  • Un peu comme si tôt demain matin fallait se lever pour l’avion et rentrer de vacances au bout du monde

 

  • Scheibenhard et Scheibenhardt, la Lauter large de deux mètres fait frontière entre les deux villages. Sur le pont bloqué par les plots rouges et blancs la cérémonie de l’amitié franco-allemande réussit à passer, le maire Francis Joerger insiste sur l’importance des symboles

 

  • Au passage à Lembach des maires français et allemands font une dizaine de mètres chacun de l’autre côté pour la réouverture de la frontière, bravade en chantant l’hymne européen

 

  • Les parapluies de Kehl, comédie musicale non qu’il pleuve là-bas mais pour saluer sur l’autre rive les Strasbourgeois

 

  • On croule en fin de saison sous les tribunes des donneurs de leçons. Préférons fais pas ci fais pas ça, l’heure de la sortie c’est le meilleur moment de la journée, signé Dutronc et Sheila

 

  • Je suis prêt à signer une tribune qui dénonce les tribunes qui donnent mauvaise conscience pour se donner bonne conscience

 

  • Pendant deux mois le confinement-qui-n’est-pas-fini a produit de la peur, excellent produit de propagande pour les complotistes qui exploitent les crédules

 

  • La nourriture, la pharmacie, l’électricité, indispensables biens disponibles pendant le confinement. Oscar Wilde écrit que le superflu est la seule chose vraiment nécessaire, et nous sommes nombreux à nous être précipités sur les concerts joués dans les salons, les romans lus en ligne, le théâtre et la danse en cuisine, les clips vidéos humoristiques et la rédaction enthousiaste d’un Journal d’un confiné (bientôt, ces lignes imprimées dans un livre passionné «Le Chat du 28 prend le Soleil», chroniques vues de la rue Geiler, avec de très drôles dessins de Liza Reichenbach, Editions Bourg Blanc et chez les commerçants du quartier)

 

  • Au sommet des ventes se vante Amazon, La Peste. Texte de 1947 tellement d’actualité, Albert Camus raconte au cœur de la pandémie les mobilisations individuelles et la solidarité collective, «ce qu’on apprend au milieu des fléaux c’est qu’il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser»

… à suivre !!!

Le chant des sirènes, Journal d’un confiné (57) -ambroise perrin

https://afp-ambroise-fiction-presse.com/2020/03/19/journal-dun-confine-mardi-17-mars-2020-midi-ca-commence/

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Ambroise Perrin, samedi 9 mai, suite…

  • dernier week-end avant… avant quoi ?

 

  • encore un nouveau nom, le déconfinement se nomme aussi « la reprise »

 

  • promenade, bientôt le Parc de l’Orangerie, ou en face le Parlement européen devenu centre de tests, 21 boxes pour 2000 prélèvements quotidiens

 

  • l’étau du confinement se desserre, les taux des impôts, des banques, des artisans vont augmenter ?

 

  • DNA aujourd’hui, 5 publicités d’une page complète, supermarchés, banques, assurances, lobbyistes, tous unis et solidaires (?) pour masquer le retour des habitudes de manipulation des consommateurs

 

  • le pompon, une galerie de visages, mais ce ne sont ni des brancardiers ni des infirmières, c’est pour le pinard chic alsacien élevé à une forme de combat patriotique pour le déconfinement, confusion entretenue par un pitoyable lobby

 

  • les joies du confinement, cet ami artisan a rendu service à tous ses voisins d’immeuble -en respectant les distances-, 7 sacs de 25 kg de colle pour leur carrelage de cuisines et de salles de bain

 

  • un collègue, le télétravail est formidable, on réinvente les contacts, sans perte de temps, je peux tout faire comme je veux

 

  • un autre collègue, le télétravail est une catastrophe, on perd tous ses contacts, où sont les couloirs où tout se décide, il faut tout vérifier

 

  • l’heure du bilan, Libération publie des coronavisages, comme cette directrice confinée volontaire dans son Ehpad avec 30 employés, 47 jours sans sortir, aucun décès ni cas positifs parmi les 108 résidents âgés

 

  • bien écouter les consignes du gouvernement, et ne pas céder au chant des sirènes hydroxychloroquiniques. Ulysse s’est fait attacher au mat de son bateau et ses marins avaient des bouchons de cire dans les oreilles pour ne pas se fracasser sur les rochers

à suivre…

L’Europe dès lundi, Journal d’un confiné (56) -ambroise perrin

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Ambroise Perrin, vendredi 8 mai, suite…

  • à la radio toutes les phrases commencent par « dès lundi… »

 

  • dès lundi on peut arrêter de faire attention à économiser le papier toilette

 

  • la fleuriste rue Geiler va-t-elle rouvrir dès lundi ? quel bonheur !

 

  • Geiler-plage au balcon, les transats-bikini au soleil ce vendredi

 

  • déconfinement à Strasbourg, redonner vie aux Mairies de Quartier, qui « avant » étaient menacées de fermer ?

 

  • 8 mai, victoire sur le nazisme, pour Serge Klarsfeld à la radio le virus c’est comme le nazisme, il faut rester constamment vigilant

 

  • la fin de la peur, en Alsace les récits de l’arrivée des Américains et de la peur des Allemands

 

  • à Berlin aujourd’hui aussi hommage à la lutte contre le national socialisme, le président allemand exhorte à plus de solidarité en Europe

 

  • et demain Fête de l’Europe, 70 ans de la déclaration de Robert Schuman, tous impatients de faire la fête en Europe

 

  • les 27 présidents et chefs de gouvernements de l’Union européenne en vidéo pour célébrer la Victoire contre le nazisme et proposer « la même audace et les mêmes sacrifices pour relancer l’Europe après la pandémie »

 

  • nous aurons une semaine de battement en Alsace classée rouge, libération du confinement plutôt le 18 mai …

 

  • un coiffeur ouvrira lundi dès minuit, deux oreilles bien dégagées par heure et du gel sur les mèches

 

  • 24 heures de 60 minutes chacune de confinement par jour, pourquoi ça passe si vite ou si lentement ? Conseil d’une psy interviewée, donner le pouvoir à l’imagination !

 

  • l’imagination au pouvoir, nostalgie soixante-huitarde !

 

  • la crise est coronavirile, une guerre des hommes, mais ce sont les femmes en première ligne, hôpitaux, masques, repas, enfants : des femmes députés s’affirment numériquement pour que les « lendemains post virus » soient féministes

 

  • un masque peut-il être périmé ? peut-il avoir trop filtré et être saturé de virus coincés dans les fibres ? et donc potentiellement inefficace et dangereux ?

 

  • exploits techniques, 3 jours pour mettre au point des caméras afin de repérer les « sans masques » dans la rue, 3 mois pour fabriquer en série ces masques en usine

 

  • A Wissembourg une petite princesse polonaise sans papier et confinée de 1719 à 1725 choisie parmi 100 autres princesses pour épouser le roi Louis XV en la Cathédrale de Strasbourg. Maria Leszczynska, à nouveau confinée au château de Versailles pour faire 10 enfants et donner un héritier à la couronne, grand-mère de Louis XVI dont le virus se nommera guillotine

à suivre…