Jacques Delors, Journal d’un confiné (18) –ambroise perrin

https://afp-ambroise-fiction-presse.com/2020/03/19/journal-dun-confine-mardi-17-mars-2020-midi-ca-commence/

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Ambroise Perrin, lundi 30 mars, suite…

  • les applaudissements de 20h se font maintenant en plein jour, heure d’été, plus facile pour sourire aux voisins et échanger les adresses mails

 

  • questions pour un Balcon, parodie télévisée à lancer nous aussi côtés pairs et impairs rue Geiler… (mon papa était plus rapide que les candidats pour l’histoire et la géographie)… je suis … je suis…

 

  • après les applaudissements on se donne des nouvelles ; prouesses de la voix, parler fort sans déranger les autres sur leur balcon

 

  • maintenant quand on se téléphone, on commence par « tu sais qui est à l’hôpital ? »

 

  • un seau, une éponge et un flacon de produit lustrant, la femme de la Porsche noire lave sa bagnole !

 

  • les éboueurs de la ville en nombre réduit, ce sont les occupants de l’immeuble qui sortent les grosses poubelles, on a déjà organisé nos tours de rôle

 

  • nous nous organisons avec de petits ou de grands arrangements, alors que nous sommes face à un saut brutal, énorme, dans l’inconnu

 

  • Jacques Delors, 94 ans, sort de sa réserve, abasourdi par une Union européenne, dont il a été le plus notoire Président de la Commission, aujourd’hui quasi inaudible : face aux frontières qui se ferment et aux restrictions pays par pays, il faut plus de solidarité, le coronavirus est un danger mortel pour l’Europe !

 

  • le monde est hébété, le monde est à l’arrêt, le grand méchant virus est passé, tous mes amis vont trépasser… trouver une mélodie pour l’Eurovision

 

  • devant la mappemonde scotchée derrière la porte de la chambre je cherche les pays où j’ai voyagé. Pourra-t-on un jour à nouveau aller partout ?

 

  • une collègue kirghize m’envoie sa photo au bureau avec un masque

 

  • le parc de l’Orangerie est maintenant au bout du monde

 

  • les vidéos rigolotes ne font plus rire, elles encombrent

 

  • nos vies publiques et privées sont bouleversées. Et nos vies secrètes ? (Garcia Marquez)

 

  • la camionnette brune d’UPS dévale triomphante la déserte rue Geiler avec ses paquets à livrer

 

  • une Twingo se gare en double file devant la boulangerie !! nostalgie ?

 

  • une dame apostrophe ceux qui font la queue devant le Carrefour City : il y a des produits frais chez Bakou, Délices d’Alsace, en allant à St Maurice !

 

  • nous bloquerons la rue Geiler le jour de la sortie du confinement, on mettra des tables, avec musique, bons plats, bonnes bouteilles, embrassades ! Rue Sleidan ils feront pareil !

à suivre…

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