Ambroise Perrin

Choisir une ligne au hasard, dans un tortillard qui traverse la campagne comme dans les vieux westerns, descendre à l’arrêt numéro 13, petit village coquet, et rester à l’hôtel Chez Léo, sans téléphone ni ordinateur. Il y a quelques livres sur les rayons du salon, on prend pension… On est bien. Même si l’on se sent glacé dans un lit de hasard, si l’on se sent tout seul peut-être mais peinard, si l’on se sent floué par les années perdues. Partir, c’est toujours chanter un peu…
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partentPour partir ; cœurs légers, semblables aux ballons,De leur fatalité jamais ils ne s’écartent,Et, sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !
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