Ambroise Perrin
Comme il faisait une chaleur de 33 degrés, elle portait une petite robe absolument découverte. Par plaisir elle avait pesé l’ensemble, le string et l’étoffe vaporeuse, 87 grammes auxquels il fallait ajouter à peu près autant pour ses sandales.
Son rire, sa gorge et ses cheveux flamboyants semblaient l’enivrer dans un nuage d’insolence, elle flottait entre ses amis comme un merle moqueur éperdu dans les boutons de fleurs naissantes d’un cerisier. Elle tend des embuscades, nargue la bienséance et s’envole, son jeu de provocation à peine commencé. Les tristes et les sévères n’osent montrer leurs exaspérations qui ne sont que d’impossibles pointes de jalousie.
I love men prévient un discret tatouage, mais le n est barré, I love me, et on s’y rallie délicieusement. La complicité de ses courtisans est d’une telle évidence que la dévorer des yeux n’est pas un péché. Oui elle adore se montrer, oui on adore la regarder.
Ses petits seins dansent dans les imaginations, elle frissonne de pudeur, on grille de chaleur. Tout est simple et les amis développent nonchalamment leur joie d’être là, sans penser qu’un jour, peut-être pas forcément perdu, ces moments seront des confettis dans leur mémoire, et que tout retour sera impossible.
Ce bonheur deviendra irréel comme un quartier lointain, celui des rues de notre jeunesse, où l’on chercherait en vain la petite maison bleue derrière laquelle on échangeait des baisers.
oui, adossée à la colline, Maxime !
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